Libération

Tous les bienfaits santé du poivre

22/05/2019

Piquant, mais pas seulement ! Le poivre réveille les assiettes et se révèle aussi un partenaire de choix pour rester en bonne santé et bien digérer.
Noir, blanc ou vert, le poivre est le fruit du poivrier, le Piper nigrum (de la famille des Pipéracées), une liane dont la culture remonte à l’Antiquité et sur laquelle poussent des grappes de 20 à 30 baies. Seules celles issues des variétés nigrum, cubeba et longum ont légalement droit à l’appellation de poivre. Piper longum produit l’espèce longue, et Piper cubeba donne le “cubèbe”, rond et doté d’une petite queue, d’où son surnom de “poivre à queue”.
Au fait, ce que l’on appelle communément le “poivre gris” n’existe pas! Il s’agit en fait d’un mélange de grains noirs et blancs, ou “déclassés”. Les vertus thérapeutiques de cette épice sont connues de longue date. Elle est utilisée en médecine chinoise mais surtout en médecine ayurvédique, dont elle constitue un pilier. L’un des principaux remèdes de cette dernière, le trikatu, associe par exemple le poivre au gingembre.
C’est la pipérine - l’alcaloïde d’où provient le côté piquant du poivre - qui lui confère ses propriétés médicinales. “De nombreuses études ont démontré que cette substance possédait des vertus à la fois anti-inflammatoires et antibactériennes”, précise Aminata Andrieux, naturopathe spécialisée en micronutrition.
Connue pour soulager les douleurs dentaires ou encore l’arthrite, la pipérine est également un bon antioxydant. Elle stimule, par ailleurs, la production d’endorphines, ce qui en fait un antidépresseur naturel, parfait pour redonner le moral en cas de coup de blues passager. Et la liste de ses qualités ne s’arrête pas là.
“Le poivre augmente la production de salive, les sécrétions gastriques et l’activité des enzymes pancréatiques”, explique notre experte. L’intérêt ? Il est multiple : il facilite la digestion, limite les ballonnements, lutte contre les nausées et la constipation occasionnelle.
Comme toutes les épices, il parfume les plats et limite ainsi l’utilisation de sel, qui favorise l’hypertension. Et il agit aussi sur les graisses, qui ralentissent la digestion. Attention en revanche à ne pas en consommer trop si on est sujet aux hémorroïdes ou aux brûlures d’estomac, car il peut être irritant.
Le poivre présente enfin la particularité de favoriser l’assimilation des nutriments, mais aussi des vitamines, minéraux et principes actifs contenus dans les aliments qu’il accompagne. Il est en particulier intéressant de le consommer couplé au curcuma car il booste l’assimilation de la curcumine, un puissant antioxydant qui prévient le vieillissement cellulaire et stimule le système immunitaire. Un atout de poids car la curcumine, prise seule, est mal assimilée par l’organisme.
Comment le consommer ?
• En fin de cuisson : concassé dans un mortier ou bien moulu à la minute, on l’utilise en fin de cuisson (sur feu vif notamment) car la chaleur lui fait perdre son goût délicat et le rend amer.
• En tisane : portez à ébullition 25 cl d’eau. Eteignez le feu avant d’y ajouter 20 grains de poivre. Laissez infuser à couvert puis filtrez. En plus de ses propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires, cette tisane facilite la digestion. Facultatif : vous pouvez ajouter une touche de miel à la préparation pour en adoucir le goût.


Commentaires (0)
Nouveau commentaire :