Libération

Première édition du Congrès international d’oncologie thoracique à Ifrane

25/10/2019

L'Association Chifae pour la prévention et la recherche sur le cancer en collaboration avec le Service d'oncologie médicale du CHU Hassan II de Fès organisent le premier Congrès international d’oncologie thoracique sous le thème : « Actualités et perspectives d’avenir dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules », aujourd’hui et demain, à Ifrane.
Cette première édition accueillera près de 200 professionnels de la santé dont des oncologues, des chirurgiens, des radiothérapeutes, des pneumologues et d’autres représentants du secteur. Pendant deux jours, ils assisteront à des conférences et ateliers animés par des experts de l’oncologie, internationaux et marocains, autour des nouveautés dans le traitement du cancer du poumon.
L’immunothérapie sera à l’honneur de ce congrès. En effet, il s’agit d’une réelle révolution dans le traitement du cancer du poumon, permettant à certains patients atteints de cancers avancés d’atteindre une espérance de vie inimaginable il y a quelques années seulement. Elle a été intégrée dans de nombreux protocoles thérapeutiques présentés dans le guide de l'Association marocaine de formation et de recherche en oncologie médicale (AMFROM). L’immunothérapie est présente au Maroc à travers plusieurs produits, elle reste néanmoins en attente de remboursement par l’Assurance maladie obligatoire (AMO). La thérapie ciblée, elle aussi, a permis de révolutionner la survie et le pronostic des patients éligibles. Les Marocains ont accès à une partie de ce traitement.
Au Maroc, le cancer du poumon est le premier cancer chez l’homme, avec une fréquence de 20% - un homme sur 5 est porteur d’un cancer du poumon, ce qui représente un véritable problème de santé publique au Maroc. L’immunothérapie, qui a valu aux chercheurs qui l’ont développée le prix Nobel de médecine 2018, a bouleversé le traitement du cancer du poumon, offrant des perspectives très prometteuses.
Pr. Nawfel Mellas, président de l'Association Chifae pour la prévention et la recherche sur le cancer, déclare : « A l’échelle nationale, 6.000 nouveaux cas sont détectés chaque année. Se prêter à un diagnostic précoce permet d’intervenir à des stades préliminaires de l’apparition du cancer et donc de le traiter plus efficacement. Pour des cas plus avancés, l’immunothérapie et la thérapie ciblée ont bouleversé les pronostics et ont rallongé l’espérance de vie de façon très importante. »


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