Libération

Plusieurs pays réitèrent leur soutien au Plan d’autonomie au Sahara

Poursuite des travaux de la 4ème Commission des Nations unies

10/10/2019

La réunion de la 4ème Commission des Nations unies a été marquée lundi par le soutien exprimé par plusieurs pays à l’initiative d’autonomie en tant que  solution juste et réaliste à l’affaire du Sahara.
Ces positions ont été notamment défendues par la Guinée équatoriale, la Guyane, la Bolivie, le Guatemala, le Paraguay, Grenade, le Koweït, Bahreïn, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.
La Guinée équatoriale a ainsi salué "les multiples efforts" déployés par le Maroc en faveur du développement de ses provinces du Sud et de l'amélioration des conditions de vie des populations de la région, dans le cadre d'un nouveau modèle de développement.
"La République de Guinée équatoriale estime qu'il est juste de reconnaître et de féliciter le Royaume du Maroc pour les multiples efforts qu’il déploie pour la mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement dans les provinces du Sud, en faveur de l'amélioration du niveau de vie des populations locales", a souligné le représentant permanent de la Guinée équatoriale auprès des Nations unies, Anatolio Ndong Mba, devant la quatrième Commission de l’ONU.
Anatolio Ndong Mba a souligné, par ailleurs, que les autres parties concernées sont appelées à se joindre à ces efforts, notamment en ce qui concerne la nécessité d'améliorer la situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf et le recensement des populations de ces camps, conformément aux recommandations du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et aux résolutions du Conseil de sécurité. Et d'ajouter que la Guinée équatoriale se félicite de la tenue des deux tables rondes de Genève avec la participation du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du Polisario, et de l'engagement des parties à poursuivre les discussions, saluant à cet égard les efforts du Secrétaire général de l’ONU visant à parvenir à une solution durable, réaliste et mutuellement acceptable à ce différend régional.
Pour sa part, la République de Guyane a affirmé qu’une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara contribuerait à la stabilité et la sécurité régionale.
"La Guyane exprime son soutien aux résolutions adoptées par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale sur la question du Sahara. Nous exhortons toutes les parties à respecter les dispositions de ces résolutions et notons qu'une solution à ce différend de longue date (…) contribuerait à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel", a déclaré le représentant de la Guyane devant les membres de la Commission.
Le diplomate a ajouté que sa délégation se félicite de la tenue de la table ronde de Genève en décembre 2018 avec la participation du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie et du Polisario, tout en exprimant le soutien de son pays au communiqué ayant sanctionné cette rencontre dans lequel "les délégations ont fait le point sur les récents développements, abordé les questions régionales et discuté les prochaines étapes du processus politique".
Quant à la Bolivie, elle s'est déclarée favorable à une solution politique négociée à la question du Sahara, qui soit juste, durable et mutuellement acceptable conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité.
"Dans cette optique, nous réitérons notre soutien à la proposition du Secrétaire général de l’ONU de reprendre le processus de négociation, avec une nouvelle dynamique et un nouvel esprit", a déclaré le représentant de la Bolivie devant les membres de la Commission.
"Nous sommes convaincus que les négociations directes entre les parties doivent être menées de bonne foi, tout en continuant à œuvrer dans le cadre d’une vision réaliste et avec un véritable esprit d'engagement", a souligné le diplomate bolivien.
Idem pour le Guatemala qui a exprimé son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara, qui constitue une "base réaliste, crédible et sérieuse" pour le règlement de ce différend régional.
"Le Guatemala réitère son soutien aux efforts du Royaume du Maroc pour la recherche d'une solution politique afin de résoudre ce différend régional, et considère que l'initiative d’autonomie présentée par le Royaume du Maroc en 2007 constitue une base réaliste, crédible et sérieuse pour parvenir à un règlement négocié entre les parties, dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale du Maroc et de sa souveraineté nationale", a souligné l'ambassadeur représentant permanent du Guatemala auprès des Nations unies, Luis Antonio Lam Padilla.
La République du Paraguay a, elle aussi, exprimé son appui au processus politique en cours mené sous les auspices des Nations unies en vue d'aboutir à une solution politique à la question du Sahara marocain.
"Le Paraguay appuie le processus politique en cours, mené sous les auspices du Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité, depuis 2007, y compris la résolution 2468 adoptée le 30 avril 2019", a souligné l'ambassadeur représentant permanent du Paraguay auprès des Nations unies, Julio Cesar Arriola.
Le diplomate paraguayen a indiqué que son pays soutient la dernière résolution du Conseil de sécurité qui souligne la nécessité d'avancer vers une solution politique réaliste, réalisable et durable à la question du Sahara, basée sur le compromis.
Pour sa part, Grenade a salué l'initiative marocaine d’autonomie comme "proposition viable" pour le règlement définitif du conflit du Sahara, tout en exprimant son "soutien indéfectible" au processus politique en cours mené sous les auspices des Nations unies.
"Nous saluons l'initiative d'autonomie présentée par le Maroc le 11 avril 2007, une proposition viable pour mettre fin à ce différend", a déclaré la représentante de ce pays des Antilles, lors de la 4ème Commission de l’ONU.
Elle a rappelé, à ce propos, que le Conseil de sécurité a "salué les efforts sérieux et crédibles du Maroc pour faire avancer le processus vers le règlement" de ce conflit.
Grenade exprime son soutien indéfectible au processus politique en cours - engagé par le Conseil de sécurité depuis 2007 - en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, fondée sur le compromis, au différend sur le Sahara, comme le recommandent les résolutions du Conseil, y compris la résolution 2468 adoptée le 30 avril 2019, a indiqué la diplomate, ajoutant que son pays continue d'apporter son soutien aux efforts déployés par le Secrétaire général et son Envoyé personnel afin de faire avancer le processus politique.
Le Koweït a fait de même en réitérant son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie au Sahara en tant que "plan constructif visant à parvenir à une solution mutuellement acceptable".
Lors de son intervention lundi devant la 4ème Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, le représentant de l'Etat du Koweït a souligné "l'impératif de respecter l'unité et la souveraineté du Maroc", rappelant la position unifiée des Etats du Golfe concernant la question du Sahara, "exprimée lors du sommet Maroc-pays du Golfe à Riyad le 20 avril 2016".
Les réalisations du Maroc dans le domaine des droits de l'Homme et son interaction "constructive" avec les mécanismes des organisations internationales de défense des droits de l'Homme, ont été aussi saluées par le représentant koweïtien, qui a, dans ce sens, mis en exergue le rôle des commissions régionales du Conseil national des droits de l'Homme à Laâyoune et à Dakhla.
Dans son intervention, il a relevé l'impératif de parvenir à un règlement de ce conflit régional afin de garantir la paix et la stabilité dans la région du Maghreb et du Sahel.
Pour sa part, le Bahreïn a réitéré son soutien aux "efforts sérieux" déployés par le Maroc pour parvenir à une solution politique à la question du Sahara marocain sur la base de l’initiative d’autonomie et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU, dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son intégrité territoriale.
Intervenant lors de la 4ème Commission de l’ONU, le représentant du Bahreïn a affirmé que le soutien continu de son pays aux efforts du Maroc pour parvenir à une solution politique à la question du Sahara marocain est fondé sur "les positions fermes et constantes du Royaume du Bahreïn" dans ce sens.
Il a également exprimé l’appui de son pays au processus politique des Nations unies, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, sous l'égide du Secrétaire général et de son Envoyé personnel.
Quant à l’Arabie Saoudite, elle a réaffirmé sa "position de principe" soutenant l’initiative marocaine d’autonomie comme solution de compromis à la question du Sahara marocain, tout en rejetant "toute atteinte aux intérêts supérieurs du Royaume du Maroc et à sa souveraineté et son intégrité territoriale".
Intervenant devant la Commission, l’ambassadeur représentant permanent de l’Arabie Saoudite à l’ONU, Abdallah Al-Mouallimi, a souligné que l’initiative d’autonomie constitue "une alternative constructive visant à aboutir à une solution juste, réaliste et de compromis, conforme au droit international, à la Charte des Nations unies et aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, et répond au principe de l’autodétermination".
Idem pour les Emirats arabes unis qui ont a réaffirmé, lundi lors de la 4ème Commission des Nations unies, que l’initiative marocaine d’autonomie, qualifiée de sérieuse et crédible par le Conseil de sécurité, "constitue une solution de compromis, conforme à la fois à la Charte de l’ONU et à ses résolutions, et qui permet de préserver l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc frère".


Commentaires (1)
1. Samir le 10/10/2019 12:48
Il faut respecter l''intégrité territoriale du Maroc dans le cadre du souveraineté des états et ne pas crédibiliser un régime voyou dictature qui joue avec les organisations internationales comme il joue avec son propre peuple
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