Libération

Ouverture d’un consulat ivoirien à Laâyoune

Les polisariens prennent la mouche

02/07/2019 A.E.K

 Le mercredi 26 juin 2019, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire a fait le déplacement de Rabat à Laâyoune où il a présidé la cérémonie d’ouverture du premier consulat honoraire de son pays dans les provinces marocaines du Sud. Ainsi, son excellence Monsieur Idrissa Traoré a installé le premier Sahraoui marocain consul honoraire à Laâyoune en la personne de Maalainine Mohamed Limam.
Ce premier consulat africain dans le Sahara marocain et qui couvrira toutes les provinces sahraouies marocaines aura pignon sur rue à Laâyoune dans la villa Maelainine située au lotissement Abidine Park Sakia.
Le Polisario a aussitôt réagi à cette décision de la diplomatie ivoirienne qu’il a qualifiée d’obstacle à la paix et de parti pris contre le “peuple sahraoui” qualifiant l’ouverture du consulat ivoirien à Laâyoune de ligne rouge que la Côte d’Ivoire a franchie, oubliant ou faisant semblant d’oublier que la Côte d’Ivoire n’a jamais reconnu ni le Polisario comme mouvement, ni la RASD comme Etat. Mieux encore, le président Hassan Ouattara est l’un des 28 chefs d’Etat  africains ayant demandé la suspension de la RASD et son exclusion de tous les organes et de toutes les activités de l’UA.  Le nouveau consulat honoraire de la Côte d’Ivoire est une décision en faveur du Royaume venant conforter plusieurs positions exprimées par Yamoussoukro en faveur de la marocanité du Sahara. En mars dernier, la Côte d’Ivoire a été parmi les pays ayant répondu présent à la Conférence ministérielle africaine sur l’appui de l’UA au processus onusien sur le différend du Sahara organisée à Marrakech.
En octobre 2017, la Côte d’Ivoire n’avait pas adressé d’invitation au Polisario pour prendre part, comme à l’accoutumée, au Sommet UA-UE de novembre à Abidjan. «Nous ne reconnaissons pas cet État et nous en avons informé le président de la Commission africaine. Nous finançons cette rencontre et y convions qui nous voulons», avait alors confié un officiel ivoirien. Il aura fallu un forcing du président de la Commission africaine, Moussa Faki et de la Haute représentante de la politique extérieure et la sécurité de l’Union européenne, Federica Mogherini, pour assurer la participation de la bande à Brahim Ghali.


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