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Les écosystèmes des matériaux de construction, un levier de croissance de l'économie nationale

Préfabriqué, céramique, marbre, acier et ciment vont créer un surplus de 3 MMDH de valeur ajoutée et générer près de 28.000 emplois additionnels à l'horizon 2020

13/04/2019 Libé

Les écosystèmes des matériaux de construction constituent un levier de croissance tant sur le plan économique que sur celui social, a indiqué, jeudi à Casablanca, le ministre de l'Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.
Lors de la conférence sur les enjeux et opportunités des écosystèmes des industries des matériaux de construction, organisée par la Fédération des industries des matériaux de construction (FMC), il a rappelé l’importance du secteur des matériaux de construction, considéré comme un vecteur de développement et un pôle de croissance indéniable.
"En effet, la dynamique que connaît ce secteur devrait se maintenir pour les prochaines années, compte tenu des objectifs que s’est fixés le programme gouvernemental en matière d’habitat", a-t-il affirmé, notant que tous les intervenants doivent se mettre ensemble pour assurer une production avec une meilleure qualité et à un coût abordable, en faisant face aux enjeux liés à la durabilité, la qualité, la concurrence étrangère et au secteur informel.
De son côté, David Toledano, président de la FMC, a relevé que cette fédération est pleinement inscrite dans le plan d'accélération industrielle 2014-2020 et totalement engagée dans la mise en œuvre des contrats de performance signés avec le ministère de l'Industrie, de l'Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, le ministère de l’Economie et des Finances, et les associations professionnelles affiliées.
Cinq écosystèmes performants ont été alors retenus autour des filières du préfabriqué, de la céramique, du marbre, de l'acier et du ciment afin, notamment, de créer un surplus de 3 milliards de dirhams de valeur ajoutée et de générer près de 28.000 emplois additionnels à l'horizon 2020, a-t-il rappelé. Et d'ajouter que d'importants défis à relever ont été identifiés pour, en particulier, la régulation du marché, la réduction de la facture énergétique des acteurs, le soutien à la normalisation, l'industrialisation de branches encore artisanales et l'intégration de l'informel ainsi que l'amélioration de la compétitivité globale du secteur.
Cette rencontre est l'occasion de revenir sur les réalisations, de s'attarder sur les enjeux et de proposer des solutions à certaines contraintes rencontrées, de promouvoir les opportunités d'investissement offertes dans le cadre des écosystèmes retenus, a-t-il dit, soulignant qu'elle constituera une opportunité pour des rencontres professionnelles et un moment fort pour la promotion des écosystèmes signés, auprès d'une large cible d'opérateurs économiques, d'investisseurs potentiels et de représentations de missions économiques accréditées au Royaume.
Dans le même sens, la secrétaire d’Etat chargée de l’Habitat a souligné l’importance des relations qui lient la FMC et les associations professionnelles avec le ministère afin d’accompagner les grands chantiers lancés en matière d’habitat et de construction, tout en les félicitant pour l’organisation de la conférence, qui constitue une occasion pour promouvoir les opportunités d’investissement offertes dans le cadre des écosystèmes des matériaux de construction et les aides fournies par l’Etat.
Elle a rappelé qu’un contrat a été signé en 2016, entre l’Etat et, la FMC et les associations des filières afin de lutter contre les contraintes qu’ils rencontrent et promouvoir le développement du secteur.
Il est important de mettre en place un écosystème englobant toutes les filières du secteur de la construction qui constituera indéniablement un levier pour redynamiser le secteur et lui donner un nouvel élan en vue de son développement et sa pérennisation, en s'inscrivant dans la durabilité, la qualité et la sécurité, a-t-elle plaidé.
De son côté, le secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement a fait savoir que ''les matériaux de construction sont des "industries racines" dont on a vraiment besoin pour renforcer la compétitivité du tissu économique et promouvoir l’économie nationale'', précisant que l'un des facteurs clés de la réussite de ces écosystèmes est la proximité entre l’Etat et le secteur privé.
Pour sa part, le vice président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a mis en avant le rôle du capital humain dans la valorisation de ces écosystèmes ainsi que l'apport de l'innovation et de la recherche et du développement et la nécessité de mettre en place plus d'investissements dans la formation et l'initiation de la main-œuvre aux métiers industriels, notant que ces éléments doivent être déployés dans le cadre d'un écosystème intégré et inclusif. 
Cette conférence a été l’occasion de présenter l’état d’avancement des projets, de promouvoir les opportunités d’investissement offertes dans le cadre des écosystèmes des matériaux de construction et les aides fournies par l’Etat mais aussi de débattre de plusieurs thématiques portant notamment sur le « Programme des plateformes et valorisation des déchets de la filière ciments », « es Défis de la filière céramique et voie de développement », « Une sidérurgie nationale responsable, compétitive et durable, état des lieux et perspectives de la filière béton », entre autres.

Divers
Trafic en hausse à l'aéroport Agadir Al-Massira

Le trafic des passagers au niveau de l'aéroport Agadir Al-Massira a enregistré une progression de 12,19% en février dernier par rapport à la même période de l’année 2018. Selon des données de l’Office national des aéroports, un total de 153.679 voyageurs ont transité via cet aéroport en février dernier contre 136.994 durant le même mois de l’année d’avant.
Avec ce volume, Agadir Al-Massira représente 9,25 % du total du trafic des passagers au niveau des différents aéroports du Maroc, soit 1.662.296 voyageurs contre 1.561.805.

Le Trésor place 4 MMDH d'excédents

La Direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE), relevant du ministère de l'Economie et des Finances, a lancé, jeudi, deux opérations de placement des excédents de trésorerie d'un montant global de 4 milliards de dirhams (MMDH).
Il s'agit d'un placement avec prise en pension sur une journée d'un montant de 2,2 MMDH, souscrit au taux moyen pondéré de 2,18%, indique la DTFE dans un communiqué.
D'un montant de 1,8 MMDH, le second placement également avec prise en pension, porte quant à lui sur une durée de 8 jours et sera souscrit au taux de 2,11%, ajoute la même source. 

 


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