Libération

Les atteintes aux droits de l'Homme commises par les séparatistes dénoncées à Santiago du Chili

Les participants à un séminaire international s’élèvent contre la répression qui sévit dans les camps de Tindouf

26/06/2018

Les atteintes graves aux droits de l’Homme commises par le Polisario dans les camps de Tindouf ont été dénoncées, samedi à Santiago du Chili, par les participants à un séminaire académique international sur le Sahara marocain, organisé à l'initiative du Centre d’études du Maghreb pour les Amériques, basé dans la capitale chilienne.
Lors de son intervention, le militant sahraoui Abdelouahab El Gayen, secrétaire général de l'Observatoire du Sahara pour la paix, la démocratie et les droits de l'Homme, a passé en revue les graves atteintes aux droits de l’Homme commises par les dirigeants du Polisario à l'encontre des séquestrés des camps de Tindouf, dans le Sud-ouest de l'Algérie.
Le Polisario «ne tolère aucune voix discordante à sa ligne séparatiste et réprime dans le sang ses opposants dans une impunité totale et en flagrant défi de la législation internationale en matière de droits de l’Homme», a relevé l’activiste sahraoui, rappelant que les aides internationales destinées aux séquestrés de Tindouf sont systématiquement détournées à des fins d'enrichissement illicite par les caciques du Polisario afin de faire gonfler davantage leurs comptes bancaires à l’étranger et financer leurs activités illégales.
De son côté, l’analyste politique chilien Andres Grimblatt, a dénoncé le «climat de terreur» imposé par le Polisario au sein des camps de Tindouf, où, a-t-il dit, les populations sahraouies sont séquestrées et privées des libertés «les plus élémentaires».
Pour ce spécialiste en communication, également directeur au sein du Centre d'études du Maghreb pour les Amériques, les provinces du Sud offrent, en revanche, un cadre de vie «démocratique, développé, inclusif et respectueux des droits de l’Homme».  Et l'expert en relations internationales d'ajouter que le Plan marocain d’autonomie pour les provinces du Sud est une proposition «juste et créatrice de développement» qui, de surcroit, a été accueillie favorablement par la communauté internationale et qualifiée de «sérieuse et crédible».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Royaume du Maroc qui a opté pour une dynamique positive et constructive pour la négociation d’un statut d’autonomie des provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté du Royaume et de son unité nationale, a-t-il encore relevé lors de ce séminaire dont les travaux ont débuté vendredi.
Ce conclave de trois jours a été l’occasion de débattre de plusieurs thématiques axées notamment sur la question du Sahara, la place du Maroc en Afrique, la proposition d’autonomie au Sahara et la résolution pacifique des conflits.
Les participants se sont penchés, dans le cadre de groupes de travail, sur «les droits humains» et «le rôle de la femme et de la société civile dans le monde actuel».
Cet évènement académique compte à son programme plusieurs rencontres lors desquelles d'éminents professeurs et experts ont présenté leurs analyses et points de vue sur diverses questions d’actualité en relation avec le Maghreb alors que plusieurs politologues et représentants de la société civile ont partagé leurs points de vue avec l’assistance et les conférenciers.
Le Centre d'études du Maghreb pour les Amériques regroupe une pléiade d'universitaires, d'intellectuels, d'experts et de représentants d'organisations sociales et culturelles d'Amérique latine avec pour objectifs notamment d'étudier et de faire connaître, dans le cadre d'une approche académique, la réalité des pays du Maghreb, depuis une perspective positive, et de promouvoir le soutien à la paix, à la culture et au dialogue.


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