Libération
Les Aït Lahcen organisent leur Moussem à Amgala

14/05/2018 DNES à Tinighordh : Ahmadou El-Katab

En réponse aux provocations du Polisario à Mahbes, ils réitèrent leur marocanité séculaire

Les membres de la fraction Aït Yahyade de la tribu Aït Lahcen ont organisé la première édition du Moussem de la Zawia Hamid Ould Housseine dans la zone de Tinighordh dans la commune rurale d’Amgala à l’est de Smara, à quelques encablures du Mur marocain de protection. Le choix de la date n’est pas fortuit, selon l’un des descendants du saint homme que Libé a rencontré et qui précise: « Notre aïeul a été enterré ici en 1756, au retour d’un voyage d’étude qui l’avait conduit en Mauritanie. Ses descendants et les membres de sa tribu sont souvent venus se recueillir sur sa tombe mais jamais en si grand nombre », Et d’ajouter : « Si nous avons réuni plus de 1.200 convives appartenant à toutes les tribus sahraouies, dans cette zone, c’est pour dire au Polisario et ses séides algériens que cette terre a toujours été la nôtre comme le prouve la présence de ce tombeau où est inhumé notre aïeul, depuis 1756, bien avant les invasions coloniales espagnole  et française et bien avant l’existence de l’Algérie et pour leur signifier que leur provocation à Mahbes ou à Guergarat ne nous ébranle pas. Homme de justice, le saint homme, qui exerçait la fonction de  cadi  était connu pour sa droiture et son sens de dialogue et de compromis. Il avait réussi à résoudre les conflits entre les plaignants par ses méthodes de grand orateur”. 

Les Aït Lahcen organisent leur Moussem à Amgala
Cette première édition du Moussem Hamid Ould Housseine s’est déroulée sous le thème «Le patrimoine culturel pour la consolidation de l’intégrité territoriale, de la tolérance et de l’ouverture sur l’autre». Parallèlement aux festivités caractérisées par des chants religieux, une conférence a été animée par plusieurs personnalités du monde de la culture et de l’histoire du Sahara marocain.
C’était également l’occasion de visiter la tente-musée dédiée à la culture hassanie où étaient exposés des manuscrits et des objets confectionnés par les artisans du Sahara pour l’usage quotidien des nomades. Les organisateurs ont profité du Moussem pour honorer des chercheurs, des personnalités de la résistance, du monde de la culture et de la politique. 


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