Libération

Le Maroc à l’heure du flamenco

11/10/2018 Mustapha Elouizi

L’Institut Cervantès persiste et signe. A Fès, les férus du flamenco seront ravis d’apprécier à la fois les spectacles en perspective et les débats sur cet art ancestral. La 3ème édition du Festival Flamenco Maroc, qui se tient du 4 au 31 octobre courant, dans plusieurs villes marocaines telles que Rabat, Casablanca, Kénitra, Marrakech, Oujda, Nador, Tétouan et Tanger, profite bien à la cité scientifique qui en fera sa rentrée culturelle.
Ainsi, le public aura l’occasion de suivre, le 12 octobre courant, des concerts de la formation musicale Bejazz qui vient de Marchena (Séville), un village de grande tradition en flamenco. Créée en 2008, cette troupe qui ne cesse de graver son nom dans la tradition flamenco en Espagne, mais également dans le monde hispanique a, à son actif, quatre albums et propose aux fans de cet art un flamenco sans stéréotypes, un jazz différent et une évocation de la poésie d’un certain Federico García Lorca.
Sans modération aucune, le groupe fera montre de son talent en matière de fusion musicale lyrique, joyeuse et vibrante des grandes traditions du flamenco et du jazz.
L'Institut Cervantès de Fès propose dans sa programmation une conférence sur "Le flamenco et ses racines indiennes" animée par l’artiste et professeur Mercedes Escrich.
Une opportunité pour connaître cet art via une rétrospective qui nous rapproche de nos racines communes et des liens esthétiques du flamenco avec quelques expressions folkloriques du nord de l’Inde et particulièrement avec la dance kathak. En effet, Mercedes Escrich a vécu pendant 22 ans en Inde où elle a appris la musique traditionnelle du Bharatanatyam (sud de l’Inde), en suivant une formation de professeur de danse et de musique carnatique sous la tutelle de Jamuna Krishnan… Une véritable chance de vivre encore une fois ce brassage culturel.


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