Libération
La diplomatie marocaine en ordre de marche pour préserver les acquis d’un partenariat euro-marocain d’exception

20/07/2018 Par Adil Zaari Jabiri (MAP)

Préserver les acquis d’un partenariat euro-marocain d’exception et contrer les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale sont les maîtres-mots de l’action diplomatique officielle et parlementaire au niveau de l’Union européenne, portée par la vision Royale avant-gardiste qui s’est traduite par la consolidation de l’édifice institutionnel et la promotion d’un développement socio-économique intégré et inclusif du Royaume.
De la migration à la sécurité, en passant par la déradicalisation, le transport aérien, la coopération scientifique, la formation, le commerce, l’agriculture, la pêche et le libre-échange, tous les volets du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne (UE) ont été évoqués durant le mandat actuel européen. L’année en cours a été marquée par un ballet diplomatique intense sous-tendu par une forte volonté partagée d’aller de l’avant dans les relations bilatérales. D’importants rendez-vous ont été organisés au Parlement européen (PE) sur les différentes thématiques qui suscitent l’intérêt de l’UE, notamment l’échange de vues organisé en février par la commission spéciale sur le terrorisme du PE avec le professeur Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammedia des oulémas sur l’approche marocaine multidimensionnelle dans la lutte contre l’extrémisme religieux. 
Une autre rencontre tout aussi importante a été organisée en mai dernier à la sous-commission des droits de l’Homme du PE au cours de laquelle le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Driss El Yazami, a présenté l’évolution de la situation des droits de l’Homme au Maroc. 
La commission parlementaire mixte Maroc–UE, présidée du côté marocain par le député Abderrahim Atmoun et du côté européen par l’eurodéputée Inés Ayala Sender, a largement contribué à la dynamique de consolidation des relations maroco-européeennes en établissant des contacts aussi bien à Strasbourg qu’à Bruxelles à l’occasion desquels d’importants rendez-vous ont été organisés, notamment la tenue de la 9ème réunion annuelle de ladite commission et qui avait retenu comme thématique d’échanges la politique européenne de voisinage, les questions sécuritaires et migratoires, le développement humain et la lutte contre le terrorisme et le radicalisme, la coopération économique et commerciale ainsi que la relation triangulaire Union européenne-Maroc-Union africaine. 
D’autres activités inscrites dans l’agenda du groupe d’amitié parlementaire UE-Maroc, présidé par l’eurodéputé Gilles Pargneaux ont été organisées à Bruxelles dans l’objectif de rapprocher davantage les députés européens du dynamisme que connaît la société marocaine et de l’évolution socio-économique du Royaume.
Le déploiement intense de la diplomatie marocaine aussi bien au niveau parlementaire qu’officiel s’assigne également comme objectif de s’opposer aux manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale visant à porter atteinte aux intérêts du Maroc dans son partenariat exceptionnel qui le lie à l’UE.
Ainsi, plusieurs tentatives d’organiser des événements hostiles au Maroc ou tendant à introduire insidieusement des amendements dans des textes législatifs pour induire en erreur l’opinion publique européenne ont été avortées.
A la faveur de ces contacts réguliers et soutenus, les eurodéputés et les dirigeants européens sont devenus de plus en plus sensibles aux droits légitimes du Maroc sur son Sahara et n’hésitent plus à se dresser, chaque fois que l’occasion se présente, contre toutes les manœuvres hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume et à ses intérêts suprêmes.
Parallèlement à l’action parlementaire, la diplomatie officielle est en ordre de marche pour être au rendez-vous des échéances inscrites dans l’agenda du partenariat bilatéral, notamment le renouvellement de l’accord de pêche et l’adaptation de l’accord agricole. 
Dans ces deux volets importants de la coopération, les contacts s’intensifient et des avancées notoires ont été enregistrées après des rencontres à Rabat et à Bruxelles entre hauts responsables marocains et européens.
Le Conseil de l’UE, organe décisionnel suprême de l’Union, avait mandaté à l’unanimité la Commission européenne pour ouvrir des négociations avec le Maroc en vue de la conclusion d’un nouvel accord de pêche incluant les eaux maritimes des provinces du Sud du Royaume, rappelle-t-on.
Cette décision a constitué un revers cinglant pour les adversaires du Maroc qui en contestent la teneur en s’appuyant sur une lecture biaisée des arrêts rendus par la Cour de justice de l’UE (CJUE) en 2016 et 2017, pour empêcher, en vain, le renouvellement de cet accord.
Quelques jours plus tard, le collège des Commissaires a adopté deux propositions de décision à soumettre au Conseil de l’UE portant adaptation de l'accord d'association et de l’accord agricole Maroc-UE de nature à inclure expressément le Sahara marocain.
Lundi 16 juillet, les chefs de la diplomatie européenne ont unanimement adopté leur décision portant adaptation de l'accord d'association et de l’accord agricole avec le Royaume en incluant le Sahara marocain et appelé le Parlement européen à l’approuver dans les meilleurs délais.
Cette mesure est tout à fait conforme à la décision de la Cour de Justice de l’UE sur l'accord de libéralisation des produits agricoles et autres du 21 décembre 2016. Elle vise à consacrer dans les textes l'extension des préférences tarifaires au Sahara marocain et partant à conforter la base juridique de l’exportation vers l’UE des produits issus des provinces du Sud avec des préférences commerciales tout en favorisant le développement de ces régions.
A travers cette adoption, l’Union européenne inflige un camouflet retentissant au Polisario et à ses sponsors tout en marquant son engagement irréversible à consolider et à revigorer son partenariat d’excellence avec le Royaume.
Cette dynamique que connaissent les relations entre les deux partenaires est une source de fierté et de réconfort pour l’UE.
De source européenne à Bruxelles, on se réjouit de l’évolution positive et sereine des relations avec le Maroc, «un élément clé du voisinage européen » avec lequel l’UE a développé un partenariat imprégné d’une vision rénovée, pragmatique et réaliste, à la lumière des évolutions politiques en cours dans toute la région euro-afro-méditerranéenne.
 



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