Libération

La BAD octroie un prêt au Fonds d’équipement communal

La Banque africaine mobilise 100 millions d’euros en vue de renforcer l’attractivité des territoires et consolider la dynamique d’industrialisation

02/12/2019 Alain Bouithy

La Banque africaine de développement a annoncé récemment la mobilisation de 100 millions d’euros en faveur du Fonds d’équipement communal (FEC), un acteur public de référence en matière de financement des collectivités territoriales marocaines.
Ainsi, la ligne de crédit approuvée par son Conseil d’administration est destinée à financer de nouveaux projets d’investissement et d’équipements collectifs au Maroc.
« Ces projets portés par les collectivités locales sont destinés à améliorer la qualité des services publics, notamment dans les zones rurales, et à développer de nouvelles activités économiques et industrielles au niveau local », a indiqué l’institution financière panafricaine qui entend à travers cette opération accompagner le mouvement de décentralisation engagé par le Maroc.
La mobilisation de ces financements, en plus de contribuer à renforcer et à diversifier la capacité de production du pays et à soutenir la croissance dans différents secteurs de l’économie, vise plus généralement à contribuer à améliorer la compétitivité du pays, la création de nouvelles opportunités d’emploi, y compris pour les jeunes et les femmes, ainsi que la génération d’importantes recettes fiscales pour l’Etat, relève un communiqué de la banque africaine.
En effet, « avec notre appui à l’investissement dans des infrastructures et équipements de dernière génération, cette opération permettra aux collectivités territoriales de renforcer l’attractivité de leurs territoires pour soutenir, plus globalement, la dynamique d’accélération industrielle du Maroc », a affirmé Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour la région Afrique du Nord.
Pour sa part, la responsable-pays de la Banque pour le Maroc, Leila Farah Mokaddem, a assuré que « la ligne de crédit favorisera une dynamique de croissance inclusive où les territoires monteront encore plus en capacité pour devenir de véritables pôles de développement et de compétitivité industrielle. Cela bénéficiera localement aux populations et industries ».
En phase avec les cinq priorités stratégiques de la Banque africaine de développement, « High 5 », ce financement répond aux objectifs du Maroc en matière d’appui à l’industrialisation et à l’amélioration de la qualité de vie de sa population, selon l’institution financière.
Par cette opération, le directeur du département du développement du secteur financier à la BAD, Stefan Nalletamby,  pense que la Banque africaine de développement consolide les ressources disponibles pour les collectivités territoriales au Maroc.  Ce qui veut dire « plus de possibilités d’investissement et de création d’emplois à l’échelon local, qui est appelé à devenir une véritable plateforme de développement », a-t-il souligné.
Le Maroc compte parmi les principaux pays bénéficiaires des financements accordés par la Banque africaine de développement, avec un engagement cumulé de plus de 10 milliards de dollars américains en faveur de plus de 160 opérations de différents secteurs. Lesquels  financements couvrent les secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, de l’agriculture, en plus du secteur financier et le développement social.
Le Fonds d’équipement communal joue un rôle déterminant dans l’accompagnement et la mise en œuvre des programmes de développement territorial, depuis sa création il y a 60 ans. Au-delà du financement, « il intervient également dans le renforcement des capacités techniques et financières de ses clients en matière de planification, exécution et de pilotage de leurs projets », rappelle la BAD dans son communiqué.


 


 

Grâce à ses atouts touristiques, le Maroc est en bonne position sur le marché britannique

Le Maroc, qui dispose d'atouts "intrinsèques" dans le domaine touristique, est bien positionné sur le marché britannique, a affirmé récemment à Londres, le directeur général de l'ONMT, Adel El Fakir.
Dans une déclaration à la MAP, en marge du Morroccan Tourism Summit, organisé dans la capitale britannique à l'initiative de l'ONMT, M. El Fakir a souligné que le Maroc a "des atouts intrinsèques, avec une offre culturelle unique, basée sur la richesse civilisationnelle et dans laquelle l'expérience du voyage est assez forte". Selon lui, le marché britannique est particulier "parce que le voyageur est assez connaisseur des destinations qu'il visite et s'intéresse beaucoup à la culture, c'est pourquoi le Maroc est en bonne position sur le marché britannique".
Aussi, le Maroc est situé à moins de quatre heures des principales villes du Royaume-Uni, a poursuivi le DG de l'ONMT, mettant l'accent sur la présence de connextions directes entre plusieurs villes marocaines et britanniques.
Le "Maroc dispose d'un atout majeur qu'est la proximité", a relevé M. El Fakir, soulignant l'important potentiel de croissance de ce marché pour la destination Maroc.
Il a aussi noté, à cette occasion, que le Morroccan Tourism Summit porte une nouvelle dynamique à l'action de l'ONMT en concertation et avec l'appui de l'ensemble des professionnels, précisant que l'idée est de venir sur le marché britannique "en tant que destination avec toutes ses composantes, à savoir l'ONMT, la Confédération nationale de tourisme et les Conseils régionaux de tourisme (CRT), outre les fédérations des agences hôtelières et des agences de voyages". Il s'agit de scruter le marché britannique et voir quelle sont ses attentes de "manière holistique", a-t-il expliqué, soulignant que le Maroc a aujourd'hui deux marchés prioritaires, qui sont l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Il faut donc "venir les écouter et noter leurs besoins pour qu'on puisse avoir une réponse complète en ce qui nous concerne pour l'année 2020", a-t-il dit, se félicitant que le Morroccan Tourism Summit a représenté un espace d'échange et de rencontre entre les représentants du secteur touristique marocain et d'importants opérateurs britanniques.
The Moroccan Tourism Summit a réuni de nombreux institutionnels et professionnels marocains, ainsi que des représentants des principaux tour-opérateurs britanniques, des compagnies aériennes et des associations professionnelles du tourisme, qui ont débattu de plusieurs thématiques portant notamment sur les principaux axes touristiques tels que l'offre aérienne, le positionnement, la distribution et le marketing. Ce rendez-vous a été également l'occasion de mettre en avant la gastronomie marocaine grâce à une présentation de Nargisse Benkabou, chef de cuisine marocaine installée à Londres.

 


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