Libération

L’USFP avorte les manigances des séparatistes au Conseil de l’IS à Genève

30/06/2018 H.T

La délégation usfpéiste, ayant participé aux travaux du Conseil de l’Internationale socialiste qui ont pris fin mercredi à Genève, a avorté la thèse des séparatistes proposée par l’Afrique du Sud  pour que soit retenu en fin de compte le texte complet comportant de nombreux points dont la position de soutien du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel en vue de trouver une solution permanente, équitable et acceptée par toutes les parties.
Comptant Mouchij El Karkeri, Nezha Abakrim et Kheddouj Slassi, du Bureau politique de l’USFP ainsi qu’Abdeslam Debbagh, membre de la Commission des relations internationales du parti, la délégation ittihadie a eu des rencontres avec d’autres délégations européennes, arabes et latino-américaines avec comme objectif de faire échouer les vaines tentatives des séparatistes.
Lors de son intervention, Abdeslam Debbagh a tenu à rappeler des faits historiques relatifs à la question du Sahara marocain, mettant l’accent sur la situation catastrophique que subissent les séquestrés dans les camps de la honte de Tindouf.
Abdeslam Debbagh n’a pas manqué de réitérer la teneur de la lettre adressée par le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, au président et au secrétaire général de l’IS, respectivement Georges Papanderou et Luis Ayala, dans laquelle il avait fait part de l’implication et des liaisons suspectes qu’entretient le Polisario avec les groupes terroristes dans la région. Cette intervention a été aussi l’occasion pour le représentant ittihadi de rappeler la position ferme de l’Union socialiste des forces populaires dans la perspective de relancer l’Union du Maghreb arabe devant contribuer à mettre un terme à ce conflit né de la guerre froide, sachant que plusieurs pays africains ne reconnaissent plus l’entité fantôme du Polisario.
Abdeslam Debbagh a appelé le parti sud-africain de l’ANC  (Congrès national sud-africain)  à dépêcher  une délégation dans les camps de Tindouf pour s’enquérir de l’atrocité de la situation et des souffrances dont sont victimes les séquestrés. De même qu’il a rappelé les nombreuses demandes faites par les parlementaires et responsables européens afin de faire pression sur l’Algérie et le Polisario pour qu’il y ait recensement de la population et dénonciation des conditions déplorables dans lesquelles vivent femmes et enfants, des chérubins embrigadés faisant fi de toutes les Conventions internationales.


Commentaires (3)
1. Khalid le 30/06/2018 06:25
La tribu des Tadjakant (ou Tajakant) est une tribu de Maures nomades d'origine berbère sanhadja .Ils parlent le hassaniyya, un dialecte arabe.

Tindouf (“la Moelleuse” en berbère), l’oasis qui plonge ses
racines dans la préhistoire, ancienne plateforme commerciale importante située
sur la route du sel et où s’échangeaient or, sel et esclaves.
Les Tajakant vivent essentiellement en Mauritanie , au Maroc (ainsi que dans le territoire contesté du Sahara occidental), en Algérie et au Mali.
Le journal électronique Tamurt.info a dévoilé dans son édition de mercredi les liens étroits entre l’Etat algérien et le polisario, soulignant, en se basant sur plusieurs sources algériennes notamment diplomatiques, qu’Alger prend en charge toutes les dépenses de la junte séparatiste, hébergée à Tindouf (sur le territoire algérien).
C’est avec le budget de l’Etat algérien que le polisario prend en charge toutes les dépenses de son organisation, écrit le journal.
Ce budget versé par l’Algérie dépasse l’entendement, mais il reste toujours secret, souligne un ancien premier ministre Algérien, cité par Tamurt.info.
D’après cet ancien chef du gouvernement algérien, aucun journaliste ni politicien algérien ne peut aborder ce sujet ni y faire allusion. Le sujet est tabou , indique-t-il.
La publication note, dans ce contexte, que le coût financier du soutien inconditionnel que porte l’Algérie au polisario est inconnu des dirigeants politiques algériens.
Seul le DRS (NDLR: département algérien du Renseignement et de la Sécurité) est au courant , relève la publication électronique, soulignant que personne n’est en mesure d’apporter le moindre nombre, même approximatif, de milliards que verse l’Algérie aux comptes du polisario.
Il s’agit, d’après la source, d’un secret qu’aucun député, ni aucun ministre algérien ne peut percer, les montants versés aux membres du polisario, un groupe manipulé comme une marionnette par les services secrets algériens, échappant à tout contrôle des politiciens.
Tamurt.info souligne, par ailleurs, que l’Etat algérien finance les milices du polisario sans parler du soutien politique qu’Alger apporte aux séparatistes, dans le seul but de déstabiliser le Maroc.
Le pouvoir algérien est fidèle à sa politique de ségrégation contre le peuple amazigh.

Un blog du Polisario a même publié un article des plus farfelus contre le journal Tamurt.info, suite à un article sur le Sahara occidental. L’auteur de l’article, qui s’autoproclame de la tribu de Beni Hilal, s’est attaqué aux militants kabyles de la cause amazighe. Selon lui Ferhat Mehenni, Matoub Lounès et Lounis Aït Menguelet sont des agents des services secrets français.


Plusieurs personnes ignorent que l’organisation du Polisario, fabriquée de toute pièce par les services secrets algériens, mènent un combat sans relâche contre l’identité amazighe, bien que plus de 80% de la population de cette région du sud Marocain soit berbérophone jusqu’à nos jours. Les responsables du Polisario sont les pires ennemis de la culture amazighe au Maroc et également en Algérie. Notre article consacré au début de ce mois au financement de la milice Saharouie par l’armée Algérienne a provoqué plusieurs réactions des Amazighes Saharaouis. Ils ont attesté qu’ils ont l’interdiction de s’exprimer en langue tamazight, leur langue maternelle. Même les réfugiés du camp de Tindouf, qui sont pris en otage par le pouvoir algérien, sont privés de leur langue. « J’ai passé mon service militaire à Tindouf durant les années 1990. J’étais étonné de la réaction des réfugiés Sahraouis qui m’ont affirmé qu’ils ont l’interdiction de s’exprimer en Tamazight par les mercenaires du Polisario, les militaires algériens. Les enfants des réfugiés sont arabisés par contrainte. », Nous a écrit l’un des lecteurs de Tamurt.info. Des militants marocains de la cause amazighe ont également dénoncé à maintes reprises les agissements des responsables du Polisario qui mènent une guerre sans merci contre la culture amazigh. Un blog du Polisario a même publié un article des plus farfelus contre le journal Tamurt.info, suite à un article sur le Sahara occidental. L’auteur de l’article, qui s’autoproclame de la tribu de Beni Hilal, s’est attaqué aux militants kabyles de la cause amazighe. Selon lui Ferhat Mehenni, Matoub Lounès et Lounis Aït Menguelet sont des agents des services secrets Français. Il leur reproche d’avoir milité pour leur identité « afin de contrecarrer la politique d’arabisation de Boumediène ». « Si l’Algérie est Arabe, pourquoi l’arabiser alors », répondait de son vivant l’écrivain algérien Kateb Yacine aux arabisants. La même réponse est valable à ce monsieur de la tribu de Béni Hilal. Le rédacteur de l’article considère la création de l’académie Berbère en France par les militants amazighs, dont Messaoud Mohand Arab et Slimane Azem, était un acte de trahison contre la nation arabe ! Le soutien aveugle du régime totalitaire algérien en faveur de la milice du Polisario est clair comme l’eau de roche. Il est conditionné par l’arabisation de la population du sud Marocain !

Témoignage: « Azul FELLAWEN J AI PASSE MON SERVICE MILITAIRE DANS UNE CASERNE EN ALGERIE AVEC DES SAHRAOUIS,LE PROBLEME DE TAMAZIGHT SE POSAIENT DEJA. LES RESPONSALES SAHRAOUIS OBLIGEAIENT LEURS ELEMENTS A PARLER EN ARABE AVEC LES KABYLES » AMOKRANE AMAZIGH

« Savez -vous qu’ à la création du front polisario c’était un certain Mustapha sayed el ouali qui fut son SG et qu’il fut assassiné.Car à la création de la RASD le pouvoir algérien de l’époque lui avait intimé l’appelation de republique arabe sahraouie ;ce à quoi il s’est opposé arguant que le sahara n’est pas arabe. » Belkessa Chabane
2. Said le 01/07/2018 12:54
Il faut faire de meme pour la vraie cause kabyle qui ne veut pas de du régime de la honte et surtout làche puisque se cache dérriere des voyous qui ont vendu leurs àmes donc tous pour une république independante et libre et son président MHANI
3. Mohamed le 01/07/2018 15:38
Le polisario est une supercherie pour agacer le pouvoir marocain , c est aussi un sorte de chantage de certains pays occidentaux qui en profitent pour leurs intérêts personnels...
Mais malheureusement pour eux , le Maroc reste droit dans ses bottes.
Une petite piqûre de rappel
Propagande algérienne anti-marocaine: 250 milliards de dollars US pour le Polisario
Publié par Najib AbdelhakDate
Propagande algérienne anti-marocaine: 250 milliards de dollars US pour le Polisario
Le chiffre est énorme. Mais étalé sur quarante ans, il semble crédible. Pour le journal Algérie Times et son chroniqueur Hafid Bougara, «quarante ans de folles gesticulations au service d’un projet séparatiste fantoche au sud du Maroc auraient coûté 250 milliards de dollars à l’oligarchie militaro-politique au pouvoir, d’après les estimations d’experts algériens.»

Le chroniqueur qui a souvent des informations émanant de sources bien informées explique que «les budgets colossaux mis à la disposition d’une poignée de représentants des séparatistes, lobbies et médias, au grand dam du peuple algérien n’ont jusque-là servi à rien».

Parmi les actions financées par Alger, il faut citer le dernier fait en date. Dimanche 3 août 2014, on a lancé en Algérie l’ouverture d’une université d’été pour les cadres du Polisario. Il s’agit là d’une initiative d’un comité de solidarité avec «le peuple sahraoui». Un coup médiatique qui ressemble à d’autres voulant défendre «des causes justes des peuples opprimés» comme le précise le chroniqueur. Pourtant, tout le monde sait qu’en Algérie, il y a des populations opprimées comme les Kabyles et les Mzabes, dont les cultures sont marginalisées et les voix éteintes.

Le point de vue avancé par le journal algérien est étayé par le spécialiste du monde arabe, Jean-Marc Maillard. Ce dernier précise que l’Algérie se livre depuis de longues années et sans relâche à de grandes manœuvres de nuisances pour saboter tout le travail réalisé par le Maroc devant la communauté internationale.

Cela va jusqu’à l’achat de voix et de prises de positions, à travers des lobbies et autres groupes de pressions, pour déformer «les réalités» et prétendre de fausses vérités. Pour Jean-Marc Maillard, il faut lier ce type de campagnes de propagande «aux problèmes et crise interne de l’Etat voisin». Autrement dit, l’Algérie lance des écrans de fumées pour flouter la visibilité au sein de sa gestion du pays. Gros producteur de gaz et de pétrole, avec des réserves en devises colossales dont les enfants quittent le pays à bord de pateras comme cela a été le cas le 5 août où presque une vingtaine d’Algériens ont été sauvés in extrémis au large des côtes espagnoles.

«Les problèmes intérieurs du pays voisin ont tendance à prendre de l’ampleur eu égard à sa totale dépendance de la rente des hydrocarbures, une source énergétique limitée dans le temps», précise Jean-Marc Maillard.

Toujours selon le journal Algérie Times, une question doit être posée : «Pourquoi nos dirigeants ou bien la bande qui gouverne n’arrivent-ils pas encore à comprendre que la véritable bataille est celle du développement économique, la lutte contre la pauvreté et la marginalisation ?», affirme Hafid Bougara. C’est simple, le chroniqueur apporte plusieurs éléments de réponse mais insiste sur le fait qu’en Algérie l’origine du mal est à combattre chez ce qu’il appelle «les nouveaux colonisateurs», les assoiffés du pouvoir qui ont intérêt à ce que le pays demeure tel qu’il est au grand dam des populations algériennes.

Pour le journal Algérie Times, l’Algérie semble n’avoir qu’une seule et unique priorité : le Maroc et son Sahara. Pourtant elle revendique le statut d’observateur et proclame qu’elle n’est pas partie prenante dans le conflit qui handicape tout le Maghreb depuis presque quarante ans.
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