Libération
Festival international du raï Aymane Serhani et Soolking enchantent le public oujdi

21/07/2018 A.A

La chanson chaabi n’était pas en reste avec une belle prestation de Statia

La star du raï moderne, Aymane Serhani a gratifié, jeudi soir, le public de la 12ème édition du Festival international du raï d'Oujda, d'un concert explosif aux rythmes à la fois joyeux et mélodieux. Le chanteur de la nouvelle génération a brillé de mille feux en enchaînant des tubes à succès tels "Krite L'message", "TonTon", "Labsa Jellaba","Nebghi Tjini b survet", "Hayat" et autres chansons, reprises par une foule en transe à laquelle Serhani tendait le micro. Sur la grande scène du Stade d'honneur, l'artiste, originaire d'Oujda, a chanté et enchanté un public, majoritairement composé de jeunes et moins jeunes, qui n'a cessé d’entonner en chœur ses chansons préférées et de vibrer dans une ambiance des plus festives. D'un talent unique mêlant reggada et rai moderne, le jeune artiste et son groupe ont emporté l'assistance dans une frénésie inégalée, avec des jeux de lumière et des chorégraphies époustouflantes.
Par ailleurs, si le point d'orgue de ce concert était la prestation mouvementée de Serhani, qui fait un tabac au Maroc et ailleurs, l'artiste ayant ouvert le bal n'a pas démérité. Ainsi, le rappeur d'origine algérienne, Soolking accompagné du talentueux DJ Hamida, a offert un cocktail musical des plus joviaux avec ses célèbres tubes "Adios", "Guérilla" ou encore "Milano".Avec une fusion de sonorités électroniques, le duo a fait sensation auprès du public, qui a eu droit à une soirée des plus animées. " J'ai toujours voulu participer au Festival international du raï d'Oujda", s'est enthousiasmé DJ Hamida, lors d'une conférence de presse d'avant-concert, notant qu'il est "un grand fan de l'art reggada". Le natif de Meknès a, par ailleurs, fait part de sa disposition à travailler de concert avec d'autres artistes et à expérimenter des styles musicaux différents.
La chanson chaabi a, également, été à l'honneur à Oujda sur la scène Ziri Ibn Attia, avec notamment Statia qui a émerveillé le public lors d'un concert haut en couleur.
Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 12ème édition du Festival international du raï, qui prend fin aujourd’hui, présentait un large éventail d'activités artistiques et culturelles alliant musique marocaine et arabe, ainsi qu'une panoplie de débats autour de la culture raï. 
Initiée par l’Association Oujda Arts, cette manifestation culturelle se fixe comme objectifs de conforter la visibilité de la ville d’Oujda à l’instar des grandes cités marocaines, de se positionner parmi les évènements artistiques les plus attendus de l’année et de se différencier des autres festivals par l’originalité, ainsi que de doter la région de l’Oriental d’un événement assurant son rayonnement à l’international. «Le Festival international du raï est une avancée importante vers le développement et l’ouverture culturelle auxquels aspire toute la population de notre région, que l’on considère comme un grand carrefour du Maghreb et de la Méditerranée», explique Mohamed Amara, président de l’Association Oujda Arts. Et d’ajouter: «Ce Festival s’est construit grâce à la volonté et à la mobilisation de ses organisateurs, de ses sponsors, et surtout du large public qui l’a toujours accompagné pour le lancer, le positionner et renforcer sa notoriété au bout de 10 années d‘existence». 


 


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