Libération
Des groupes armés d'accord pour un cessez-le-feu à Tripoli

11/09/2018

Plusieurs groupes armés qui se disputent le contrôle de Tripoli ont accepté de se joindre à un mécanisme visant à "consolider" le cessez-le-feu récemment conclu dans la capitale libyenne, a annoncé dimanche la mission des Nations unies.
L'ONU a annoncé mardi la conclusion d'un accord de cessez-le-feu à Tripoli sans fournir de détails sur les moyens de sa mise en œuvre.
Les combats dans la capitale libyenne ont fait des dizaines de morts, des milices rivales s'affrontant pour le pouvoir ou pour des bénéfices financiers dans ce pays qui a sombré dans le chaos depuis le "printemps arabe" et la chute du dictateur Mouammar Kaddhafi en 2011.
Il n'existe ni police ni forces armées en mesure de faire respecter la paix civile en Libye où le pouvoir est contesté par des groupes armés au gré de leurs alliances fluctuantes.
Par ailleurs, des hommes armés ont attaqué lundi le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) à Tripoli, où une explosion et des tirs ont été entendus, selon une source des services de sécurité libyens et des témoins.
Le bâtiment, situé près du centre de la capitale libyenne, a pris feu et a été encerclé par les services de sécurité, selon les mêmes sources.
Aucune information n'était disponible sur l'existence ou non de victimes de l'attaque.
"Les services de sécurité sont en train de chercher les hommes armés dans le bâtiment. Mais notre priorité est d'évacuer les civils coincés à l'intérieur", a indiqué à l'AFP Ahmed Ben Salem, un porte-parole de la force al-Redaa, un groupe armé qui fait office de police à Tripoli.
"La situation est sous contrôle", a-t-il affirmé, ajoutant que l'identité des assaillants était toujours inconnue.
Un fonctionnaire de la NOC a indiqué que des hommes armés cagoulés ont attaqué le siège de la compagnie publique, après avoir échangé des tirs avec des gardes. "J'ai sauté par la fenêtre avec d'autres collègues. Puis nous avons entendu une explosion", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat.
L'attaque qui n'a pas été revendiquée jusqu'ici, intervient quatre mois après celle revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) contre la Haute commission électorale qui avait fait 14 morts.


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